Adoption d’une nouvelle résolution de sanction à l’encontre de l’Iran (9 juin 2010)

Le Conseil de sécurité vient d’adopter à une très large majorité la résolution 1929. Il s’agit de la quatrième résolution de sanctions contre l’Iran. Comme pour chacune des résolutions précédentes visant Téhéran, les cinq membres permanents ont voté favorablement. Elle comprend des mesures dans de nombreux domaines, parmi lesquels les transports, l’armement, les secteurs bancaire et financier.

Cette résolution souligne une nouvelle fois les profondes inquiétudes de la communauté internationale à l’endroit du programme nucléaire iranien. Ces inquiétudes ont d’ailleurs été encore confirmées par le dernier rapport de l’AIEA. Celui-ci a montré que l’Iran poursuivait ses activités d’enrichissement et ses projets liés à l’eau lourde en violation des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des Gouverneurs de l’AIEA et en l’absence de toute perspective civile crédible ; il a également souligné que la coopération de l’Iran avec l’Agence restait très insuffisante, notamment sur les questions liées à la dimension militaire du programme iranien.

La résolution que vient d’adopter le Conseil de sécurité résulte également du refus de l’Iran de répondre aux nombreuses offres de dialogue et de coopération que lui ont adressées les Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie).

Cette attitude n’a laissé à la communauté internationale d’autre choix que de renforcer les sanctions visant l’Iran. En décidant pour la quatrième fois d’adopter des sanctions qui visent les responsables iraniens - et non le peuple - elle leur envoie un message très clair : soit l’Iran poursuit ses activités sensibles en violation du droit international et alors il devra faire face à un isolement croissant, soit il fait le choix de la coopération et accepte enfin d’engager de véritables négociations avec les Six.

Les sanctions ne sont pas une fin en soi. La résolution, et la déclaration des six ministres des Affaires étrangères prononcée à l’issue du vote, rappellent que nous souhaitons parvenir à une solution négociée, qui réponde aux besoins de l’Iran tout en rassurant la communauté internationale sur la finalité de son programme nucléaire.

La France remercie le Brésil et la Turquie pour leurs efforts dans ce sens.

La porte du dialogue reste ouverte et nous espérons que l’Iran va faire enfin le choix de la coopération.

Pour en savoir plus

Lien vers le site du ministère des Affaires étrangères et européennes

Dernière modification : 18/11/2010

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