
Remise des insignes de Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur
à
Mme Elisabeth Kervarrec
Résidence – vendredi 11 mai 2007 – 18 H 00
Chère Madame Elisabeth Kervarrec,
Sehr geehrter Herr Bundeskanzler Dr Alfred Gusenbauer,
Messieurs les conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger,
Monsieur l’ambassadeur François Nicoullaud, Président de l’ADFE,
Monsieur le Président de la chambre de commerce franco-autrichienne,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,
Meiner Gattin und mir ist es eine besondere Freude, Sie heute abend in dieser schönen Résidence de France empfangen zu dürfen, um eine besonders bemerkenswerte Vertreterin der französischen Gemeinschaft in Österreich zu ehren : Frau Magister Elisabeth Kervarrec.
In zweierlei Hinsicht sind Sie, Frau Magister Elisabeth Kervarrec, eine hochgeschätzte Persönlichkeit : als gewählte Vertreterin und Vereinsvertreterin der französischen Gemeinschaft, und als ORF-Journalistin. Dabei dienen Sie sowohl der Frankophonie, als auch den französisch-österreichischen Beziehungen.
Wie es die Tradition so will und ohne Sie in Verlegenheit bringen zu wollen, werde ich ihre wesentlichen Lebensabschnitte kurz darlegen, vor allem Ihr Engagement im Dienste der französisch-österreichischen Beziehungen und im Dienste Ihrer Landesleute.
Vous êtes née à Bois Guillaume, jolie petite ville située sur les hauteurs de Rouen où vous passez également votre jeunesse.
Après votre scolarité à Rouen qui vous mène à un bac scientifique, vous êtes étudiante et auditrice à l’Université Technique de Brauscweig en Allemagne. Puis vous poursuivez vos études universitaires à l’Université de Mont Saint Aignan, donc à Rouen, qui vous conduisent à une licence de français langue étrangère et à une maîtrise d’allemand. Vous préparez celle-ci sous la direction du Professeur Félix Kreissler, d’origine autrichienne, fondateur et directeur du renommé Centre d’Etude et de Recherche autrichienne d’Université de Rouen.
Sans doute sous l’influence du Professeur Félix Kreissler, vous prenez, en 1984, la direction de Vienne où vous êtes d’abord assistante de français au Lycée de la Maroltingergasse. En 1985 vous assurez aussi des cours de préparation au diplôme Magister pour étudiants du Romanistik Institut, cours qui se déroulent à l’Institut français de Vienne.
Parallel dazu schreiben Sie bereits Ihre ersten Zeilen für die französische Redaktion des Radio Österreich International des ORF.
Danach sind Sie Unternehmensberaterin bei Simmering Graz Pauker im Rahmen eines Bauvorhabens von Wärmekraftwerken in Algerien. Dies erfolgt in Zusammenarbeit mit Siemens Österreich.
Ab 1989 haben Sie eine feste Stelle als Journalistin bei der französischen Redaktion von Radio Österreich International. Sie sind insbesonders die Verantwortliche und die Verfasserin einer Reihe von wöchentlichen Sendungen über die zeitgenössische Geschichte Österreichs, über die französische und österreichische gegenwartz Literatur, und über 100 Jahre Sozialdemokratie in Österreich und in Europa.
1991 werden Sie vom ORF angestellt. Auf Radio Österreich International und Blue Danube Radio – heute FM4 – folgten nahezu 10 Jahre Berichte, Interviews, Kommentare, Analysen und Informations-bulletins über Österreich und Europa. Sie moderieren auch die Nachrichten Österreichs („Le journal d’Autriche"). Gleichzeitig sind Sie auch Korrespondentin von Radio France International.
Durch Ihre schreckliche und schmerzhafte Krankheit müssen Sie Ihre beruflichen Tätigkeiten unterbrechen. Aber mit Kraft und starkem Willen nehmen Sie bereits 2001 Ihre Arbeit wieder auf.
Durch die Schließung von Radio Österreich International Treten Sie dem News Center von Ö1 bei. Sie werden vor allem mit den Nachrichten betraut. Sie sind auch Redakteurin in deutscher Sprache bei der Redaktion der Homepage von Ö1-Inforadio.
Seit Anfang dieses Jahres führen Sie die Umstrukturierung und die Koordinierung der internationalen Seite von Inforadio (englisch, französisch, spanisch), und Sie koordinieren die französische Redaktion.
Journalistin sein ist für Sie nicht nur eine Tätigkeit sondern eine Berufung. Ihr berufsethos und die Qualität Ihrer Beiträge, die die französisch-österreichische Information ausmachen, werden von Ihren österreichischen und französischen Zuhörern geschätzt. Dank Ihrer Arbeit und ihres Engagements haben wir die besondere Freude, Sie beiden französischen Nachrichten auf den Sendern Ö1 und FM4 regelmäßig zu hören.
Cela fait donc bientôt 25 ans que vous êtes présente en Autriche. Dès le départ, vous avez été, parallèlement à vos activités professionnelles, au service de vos compatriotes à Vienne.
Vous vous êtes, en effet, investie très tôt dans la vie associative :
Vous êtes membre fondatrice de la section autrichienne de l‘ADFE de Vienne qui est créée en 1983. Et en 1985 vous en devenez la présidente. Vous devenez également membre du Conseil d’administration de l’ADFE à Paris ainsi que membre du bureau national de la fédération des Français de l’étranger du Parti socialiste.
Vous contribuez beaucoup au développement de cette jeune association qu’est alors l’ADFE devenue rapidement la 2ème association des Français de l’Etranger en Autriche et dans le monde.
Vous assurez accueil et conseil à nos compatriotes installés en Autriche. Vous organisez à leur intention les manifestations les plus diverses : « Jours Fixes », conférences-débats franco-autrichiens qui rencontrent un vif succès, expositions, mais aussi réunions moins formelles mais tout aussi appréciées : arbre de Noël pour les enfants, fête de l’été, etc…
Par ces activités vous contribuez avec constance et réussite au développement des relations franco-autrichiennes.
Mais c’est aussi et surtout le sort de nos compatriotes les moins favorisés qui vous tient particulièrement à cœur. Pour vous un Français expatrié n’est pas par définition un Français nanti, et vous vous consacrez beaucoup à améliorer le sort de nos compatriotes en difficulté.
Votre engagement dans la défense des intérêts des résidents français d’Autriche et votre dévouement à l’égard de ceux qui sont en difficulté vous mènent, je dirais logiquement, à vous présenter en 1991 aux élections à ce qui était alors le Conseil Supérieur des Français de l’Etranger. Vous êtes, bien sûr, élue déléguée de la circonscription Autriche, Europe Centrale et Orientale qui, à l’époque s’étendait encore de Vienne jusqu’à Vladivostok.
Votre activité dans cette assemblée, notamment dans la commission de l’Union Européenne dont vous devenez vice-présidente, vous vaut le respect et l’appréciation de vos collègues qui reconnaissent et apprécient la qualité du travail que vous y faites. C’est ainsi que peu après votre ré-élection, en 1994, vous êtes élue Présidente du groupe ADFE puis membre du bureau permanent du CSFE.
Vous serez également ré-élue en 2000 au CSFE qui deviendra l’AFE.
A Vienne, vous restez à l’écoute des soucis de vos compatriotes dont vous êtes toujours disponible pour écouter les doléances et défendre les dossiers difficiles, tant sur place - en tant qu’élue, vous êtes membre de droit des différents des comités et commissions consulaires qui traitent des questions sociales - que directement auprès des services compétents à Paris.
Votre action infatigable et impartiale est unanimement appréciée dans la communauté française pour laquelle vous éditez un journal trimestriel distribué à 4000 exemplaires.
C’est donc avec regret que tous nous primes connaissance de votre décision de ne plus vous représenter aux élections de 2006. M. Louis Sarrazin ici présent, vous a succédé. Mais votre décision, que nous respectons bien évidemment, n’a pas entraîné loin de là votre désengagement : vous demeurez membres du bureau de l’Adfe, de la Société de Bienfaisance, du Souvenir Français, de l’Amicale des femmes francophones, de l’association des anciens élèves du lycée français de Vienne, de la Chambre de commerce franco-autrichienne. Et nos compatriotes savent qu’ils peuvent toujours compter sur vous et sur votre activité dans le cadre du monde associatif.
Tous, nous sommes à l’écoute de votre double expérience, celle que vous avez acquise au fil des ans dans votre profession de journaliste franco-autrichienne, et celle que vous avez construite inlassablement au service des autres. C’est ce double exemple que vous incarnez que la République à voulu reconnaître, dont elle a voulu vous témoigner son appréciation par la distinction que j’ai maintenant le plaisir et l’honneur de vous remettre.
Madame Elisabeth Kervarrec, au nom du Président de la République, et en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous fais Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.
