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Discours du 14 Juillet (2007)

Réception du 14 Juillet 2007

Palais Clam Gallas – 19 H 30

Messieurs les Conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je vous souhaite à tous une très bonne fête du 14 juillet.

Mon épouse et moi-même, ainsi que l’ensemble des cadres et agents de l’ambassade sommes très heureux de vous accueillir au Palais Clam Gallas pour cette traditionnelle réception du 14 juillet.

Je voudrais, en introduction de ces quelques mots, remercier tous ceux qui contribuent, outre le ministère des affaires étrangères qui en prend l’essentiel à sa charge, à la tenue de ces festivités ainsi que toutes celles et tous ceux qui ont participé à l’organisation de cette réception. Elle leur a valu beaucoup d’efforts et de soucis.

Merci tout d’abord à l’Institut français de Vienne et à son personnel de nous accueillir une nouvelle fois dans ce palais dont la rénovation a coûté beaucoup d’euros à l’Etat et a demandé beaucoup d’attention à sa direction.

Dans quelques instants le chœur et l’orchestre de l’université de Vienne joueront les hymnes autrichien, français et européen. Je tiens à les en remercier. Mais ce ne sera pas la fin de la musique puisque, tandis que vous profiterez des buffets, la musique continuera en chansons interprétées par Johanna Arrouas accompagnée de l’accordéoniste Nicolas Lucas.

Je tiens aussi à marquer ma reconnaissance aux divers contributeurs de cette fête qui figuraient sur le carton accompagnant vos invitations et dont les messages défileront sur ces écrans. Sans eux, cette réception ne pourrait plus se tenir. Parmi eux, Citroën, qui procédera à un tirage au sort vers 21 heures, pendant une pause de la musique.

L’année 2007 a été marquée par au moins trois événements qui nous touchent de très près et qui méritent à ce titre d’être rappelés en quelques mots.

Tout d’abord, au terme d’une longue campagne électorale dont la presse et les médias internationaux, notamment autrichiens, ont largement rendu compte et qui a fait honneur à notre démocratie, les électeurs ont élu un nouveau Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, et une nouvelle Assemblée Nationale. La participation électorale dans le premier cas a été très élevée en France, un peu moins en Autriche ; néanmoins, à cette occasion, le nombre des électeurs ayant effectivement participé à l’élection présidentielle à Vienne a doublé par rapport à la précédente élection présidentielle.

Autre nouveau départ, la question des institutions européennes qui depuis deux ans paralysait, au moins aux yeux des médias, la construction européenne a trouvé au dernier conseil européen, grâce à la présidence allemande, au soutien actif qu’elle a reçue de la part de notre nouveau Président, mais aussi grâce à l’esprit de compromis de tous les pays membres, une issue positive. Il reste certes à mettre en forme ce qui a été convenu et à ratifier dans les 27 pays ces nouveaux amendements aux traités existants, afin que le nouveau dispositif institutionnel puisse entrer en vigueur au moment des prochaines élections européennes en 2009.

Enfin, il est bon de rappeler qu’il y a aussi depuis janvier un nouveau gouvernement en Autriche, un gouvernement de grande coalition qui s’apparente un peu à la cohabitation française.
Je tiens à souligner que les excellentes relations entre la France et l’Autriche n’ont en rien été affectées par ces changements dans nos deux pays, bien au contraire. Après ces deux moments où chacun de nos pays a surtout tourné ses préoccupations vers l’intérieur de lui-même, les échanges de visites et de projets ont repris de plus belle. Plusieurs déplacements de hautes personnalités sont envisagées dans les deux sens dans un avenir rapproché. Ce matin, sur les Champs Elysées, a défilé un détachement de l’armée autrichienne aux côtés des troupes des 26 autres pays de l’Union européenne. Le 2 octobre, j’aurai le plaisir d’inaugurer, au Belvedère, une nouvelle grande exposition franco-autrichienne, Wien – Paris 1880-1960 », dont la réussite tiendra beaucoup à la ténacité et à l’entregent du Conseiller culturel.

Les convergences qui unissent la France et l’Autriche dans leurs relations bilatérales comme dans leur vision de l’Europe et de son rôle dans le monde sont heureusement nombreuses, qu’il s’agisse des questions de sécurité, de diversité culturelle, de transport, d’élargissement de l’Union, des problèmes migratoires, de la politique agricole ou du développement rural, pour ne citer que quelques exemples.

Le 14 juillet est, plus largement, l’occasion de célébrer les valeurs que porte la République française depuis la Révolution, valeurs qui nous unissent et qui sont notre emblème partout dans le monde et qui sont résumées par la belle devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Ces valeurs ne sont pas données une fois pour toutes. Elles sont fragiles et menacées, non seulement un peu partout dans le monde, mais en France même. C’est notre devoir à tous de les faire vivre, de les promouvoir et de faire en sorte qu’elles ne deviennent pas des slogans vidés de leur sens par les permanente querelles entre tribus gauloises ou invoqués uniquement pour abriter des intérêts acquis corporatistes, particuliers, voire égoïstes. 

Le 14 juillet est aussi, peut-être avant tout, la fête de la démocratie. Cette démocratie est aujourd’hui bien vivante en Europe et dans nos deux pays.

En Autriche on l’a vu à l’occasion des élections au Nationalrat en octobre dernier. En France on l’a vu à l’occasion de l’élection présidentielle, comme je l’ai déjà mentionné : l’intensité et la variété du débat ont eu une ampleur et un retentissement qui ont largement dépassé les frontières de l’hexagone.

En Europe, la construction européenne a été relancée, mais les difficultés ne sont pas toutes pour autant résolues. Ces difficultés sont dues à de multiples facteurs. Le récent conseil européen a montré qu’avec de la volonté elles pouvaient être surmontées. Elles doivent d’ailleurs être relativisées et mises en regard des acquis bénéfiques de plusieurs décennies de construction européenne. Installés au cœur de l’Europe, dans un pays très prospère, vous pouvez en témoigner.

C’est donc avec confiance pour l’avenir que je vous souhaite un très joyeux 14 juillet et une agréable réception ; et je vous invite maintenant à écouter ou à accompagner nos hymnes autrichien français et européen interprétés par les musiciens et la chorale de l’Université de Vienne.

Je vous remercie pour votre attention.


publié le 23.07.2007

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