Disparition de Philippe Séguin (7/1/2010)

Déclaration de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes :

’’C’est avec beaucoup d’émotion et une profonde tristesse que j’apprends le décès brutal de Philippe Séguin. Avec lui, la France perd un grand républicain, l’un de ses grands serviteurs, dans la tradition du gaullisme social, une voix.

Je salue son parcours personnel exemplaire d’enfant de la République, pupille de la Nation, son attachement indéfectible aux idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, la très haute idée qui était la sienne de la place de la France dans le monde, sa conviction au service des intérêts et des valeurs de notre pays.

Sa disparition prive la France d’un homme d’Etat. Elle représente pour moi la perte d’un républicain ardent et exemplaire qui aura profondément marqué notre vie publique dont il fut l’une des figures les plus originales et les plus attachantes ; un homme de caractère et d’audace.

J’avais pu apprécier lors de nos rencontres sa liberté d’esprit et sa sensibilité profonde. J’ai toujours apprécié sa grande culture, sa vision de la France qu’il aimait avec passion, son respect des autres et de leurs idées et, plus encore, son sens de l’intérêt général et du service de l’Etat.

Il a profondément marqué de son empreinte toutes les fonctions qu’il a occupées, que ce soit en particulier comme ministre ou comme Président de l’Assemblée nationale. Ces dernières années, en tant que Premier Président de la Cour des Comptes, il a mis toute sa rigueur et son intégrité au service de la France, tout en développant la présence de la Cour dans les organisations internationales, en particulier aux Nations unies.

Je mesure combien cette perte est douloureuse pour sa famille et ses nombreux amis. Je partage leur chagrin et leur émotion.’’

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© Assemblée nationale

Dernière modification : 17/12/2014

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