Elections européennes : pourquoi il faut participer (21.05.14) [de]

Vous pouvez aimer l’Europe. C’est mon cas. Vous pouvez ne pas l’aimer. C’est votre droit. Mais en tout état de cause, les élections du 25 mai auront une influence sur votre vie, sur celle de votre famille, sur celle de votre pays. Ne pas participer, c’est laisser à d ‘autres le soin de décider pour vous.
Ces élections sont différentes des précédentes, au moins pour trois raisons :
La première, c’est qu’elles affecteront le choix du président de la nouvelle Commission. Certes, les textes ne sont – volontairement – pas précis. Certains auraient souhaité que le nouveau président soit automatiquement le chef de la majorité qui sera constituée à l’issue des élections au Parlement européen. Le Conseil devra seulement tenir compte de ce résultat. Mais il ne pourra pas l’ignorer. On peut supposer qu’il choisira en tout état de cause une personnalité forte, à la légitimité reconnue.
La seconde, c’est la crise. L’Europe revient de loin. La tempête n’est pas achevée – les chiffres du chômage, en France et ailleurs, en témoignent douloureusement – mais le navire a tenu bon. Grâce à l’Union bancaire, grâce aussi aux mesures de redressement (le Portugal, l’Irlande, l’Espagne en recueillent les premiers fruits), nous devrions à l’avenir maîtriser les faillites de banques et empêcher la contagion entre crise des marchés financiers et crise des dettes souveraines. Sans l’Europe, et sans l’euro, nous serions plus pauvres et plus vulnérables face aux défis de l’économie mondiale. Avec les grands projets technologiques comme ITER ou Ariane, avec les mesures en faveur du financement des PME et l’emploi des jeunes, avec les échanges Erasmus, avec le brevet européen, nous préparons l’avenir de nos enfants.
La troisième, c’est que face aux géants et aux émergents, face aussi aux grandes menaces comme le terrorisme, les trafics criminels, le dérèglement climatique ou l’immigration incontrôlée, face aussi aux risques de violence dans notre voisinage , nous avons besoin d’être forts, d’avoir des règles du jeu communes et de défendre nos intérêts comme nos valeurs. L’Europe que nous construisons est-elle à même de relever ces défis ? Là aussi, les élections de dimanche doivent apporter des réponses. Nos réponses. _ La vôtre, la mienne. Chacun de nous fera ses choix. L’important est de choisir.

Stephane Gompertz

Dernière modification : 17/06/2014

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