L’article 24-2 du code civil prévoit la possibilité de réintégrer, c’est-à-dire de reprendre la nationalité française, pour les personnes qui l’ont perdue suite au mariage avec un étranger, ou suite à l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère.
Il faut pour cela souscrire une déclaration expresse. Si vous résidez en Autriche, en Hongrie, en Slovaquie ou en République tchèque, c’est la section consulaire de l’ambassade de France à Vienne, qui sera compétente pour recevoir votre demande. Elle vous proposera un rendez-vous après avoir examiné votre dossier. Le ministère de la Justice disposera ensuite d’un délai de six mois pour enregistrer ou refuser la déclaration.
Réintégrer la nationalité française n’est pas un droit, votre demande peut être acceptée ou refusée. Un aspect essentiel de la constitution de votre dossier consistera de fait à prouver que vous avez conservé des liens étroits avec la France, quelle que soit leur nature.
Attention : la réintégration n’a pas d’effet rétroactif.
NB : ne peuvent pas reprendre la nationalité française au titre de l’article 24-2 du code civil les personnes ayant perdu la nationalité française :
suite à l’accession à l’indépendance d’un ancien territoire français
par un décret de perte de la nationalité française (libération des liens d´allégeance).
Dans ces deux cas de figure, la réintégration est soumise aux règles de la naturalisation, décrites dans l’article 21-16 du code civil
| LISTE DES PIÈCES A FOURNIR : |
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| 1. une photocopie de votre pièce d’identité actuelle
2. une copie intégrale de moins de trois mois de votre acte de naissance français 3. tous documents émanant des autorités françaises de nature à établir que vous avez possédé la nationalité française (actes de l’état civil, documents d’identité périmés, etc.) 4. un certificat établi par les autorités du pays dont vous avez acquis la nationalité (dans le cas de l’Autriche, le Staatsbürgerschaftsnachweis), précisant la date d’acquisition et les dispositions de la loi étrangère en vertu desquelles cette nationalité a été acquise, avec traduction en français par un traducteur assermenté 5. tous documents publics ou privés de nature à prouver que vous avez conservé ou acquis avec la France des liens manifestes d’ordre culturel, professionnel, économique ou familial depuis la perte de votre nationalité française :
6. un justificatif de bonne connaissance de la langue française.
En effet, à compter du 1er janvier 2012, le niveau de langue, équivalent au minimum au B1, rubriques "écouter", "prendre part à une conversation" et "s’exprimer oralement en continu" du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), est à justifier par la production d’un diplôme délivré par une autorité française équivalant au : Les diplômes délivrés par une autorité étrangère sont exclus de ce dispositif. |
