Sous l'impulsion des pouvoirs publics, les biotechnologies autrichiennes se développent à grande allure, en tirant parti des résultats de la recherche médicale, traditionnellement excellente. Des universités et des centres de recherche des grandes firmes pharmaceutiques émanent des découvertes, de plus en plus valorisées, entre autres par la création de spin-offs. Mais ces spin-offs, encore choyés par les incubateurs, les technopoles, le Service économique autrichien et les programmes de recherche coopérative, auront à faire face à deux problèmes : le manque de scientifiques et la faible disponibilité du capital-risque.
Ces deux facteurs ne devraient pourtant pas limiter le développement d'un cluster biotechnologique autrichien : les autorités travaillant à résoudre ces problèmes structurels, sur le long terme, pendant que les start-ups font appel aux fonds internationaux et au personnel universitaire.
La bioéthique, elle, façonne un cluster biotechnologique essentiellement rouge et gris, les biotechnologies rouges étant acceptées pour leur impact sur la santé humaine et les biotechnologies grises pour leur caractère traditionnel. Les biotechnologies vertes ne bénéficient pas de ces justifications et resteront donc marginales, sauf à ce que les mentalités changent.