Le réseau Bionanonet, regroupement des acteurs autrichiens des bionanotechnologies, s'apprête à changer de forme : l'ancien groupe de travail (ArGe Bionanonet) devient une société à responsabilité limitée (Bionanonet GmbH).
La nouvelle société devrait comprendre à ses débuts sept actionnaires : l'entreprise de recherche Joanneum Research, propriété de la région de Styrie (www.joanneum.ac.at), les Universités de médecine de Vienne, Graz et Innsbruck (www.meduniwien.ac.at, www.meduniwien.ac.at et www.i-med.ac.at), les Universités de Graz et d'Innsbruck, l'Académie autrichienne des sciences (ÖAW, www.oeaw.ac.at) et la société de biotechnologie PiChem, spécialiste de la chimie des peptides (www.pichem.at).
La SARL poursuivra le travail initié par le groupe Bionanonet, créé en 2002 pour faire progresser la recherche en bionanotechnologies, d'abord en Styrie, puis sur toute l'Autriche. Son objectif ? Développer des substances, des méthodes de diagnostic et des méthodes thérapeutiques basées sur les nanotechniques : transporteurs nanostructurés pour médicaments inhalables, nanoparticules susceptibles de franchir la barrière hémato-encéphalique (barrière sang-cerveau)… Les maladies dégénératives et les maladies infectieuses chroniques sont les premières visées.
Trois projets sont actuellement en cours. NANO-HEALTH ('Nanostructured Material for Drug Targeting, Release and Imaging') s'attache à développer des traitements alternatifs pour le diabète et la maladie d'Alzheimer, grâce auxquels les substances thérapeutiques, encapsulées dans des nanoparticules, seraient libérées dans l'organe ciblé et lui-seul (cerveau, foie...). LCS ('Lead Compound Screening') se consacre à la barrière sang-cerveau et cherche à en expliquer les mécanismes de transport, dans le cadre de l'initiative régionale de lutte contre la maladie d'Alzheimer. Le dernier projet, intitulé 'Bionanonet Netzwerkaufbau', est d'ordre interne : il vise à renforcer le réseau et à accroître sa visibilité, tant nationale qu'internationale.