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L'analyse des globules polaires permet d'accroître les taux de réussite de la fécondation in vitro

Wilfried Feichtinger, pionnier autrichien de la fécondation in vitro, et Markus Hengstschläger, généticien, ont entrepris d'analyser les globules polaires expulsés du zygote afin d'améliorer les taux de réussite des fécondations in vitro (FIV). Leur méthode de diagnostic vise plus précisément à réduire le nombre de fausses couches et de grossesses multiples, ainsi qu'à limiter le nombre d'interruptions de grossesse consécutives au diagnostic prénatal par amniocentèse.

De fait, seules 20% des FIV aboutissent chez la femme de moins de 35 ans, tandis que moins de 10% aboutissent chez la femme de plus de 40 ans. Des améliorations des taux de réussite sont donc souhaitées, et ce d'autant plus que les procédures de FIV sont contraignantes et coûteuses. Or, parmi les deux voies d'amélioration possibles, seule une - l'analyse des globules polaires - est autorisée. La seconde voie d'amélioration, consistant à prélever et analyser une cellule de l'embryon à 8 blastomères, est interdite, car susceptible de générer des dérives eugénistes. La loi autrichienne sur la procréation médicalement assistée exclut d'ailleurs toute manipulation médicale de l'embryon non nécessaire au bon déroulement de la fécondation.

Reste l'analyse des globules polaires. Elle se fait en étudiant les deux corps polaires par hybridation fluorescente FISH (Fluorescence In Situ Hybridization). Ces corps, éjectés par l'ovocyte fécondé quelques heures après sa fécondation, doivent contenir la moitié du matériel génétique de l'ovule, faute de quoi on peut affirmer que la séparation des paires de chromosomes féminins ne s'est pas faite correctement. Cette mauvaise séparation donne des embryons atteints de trisomie, c'est-à-dire contenant 3 chromosomes d'un numéro donné au lieu de 2. Et ces embryons ne se développent que très rarement.

Feichtinger et Hengstschläger considèrent ainsi que les ovocytes dont les corps polaires sont incomplets (chromosomes 22, 16, 13, 18 ou 21 manquants) sont génétiquement endommagés et ne doivent pas être réimplantés. Leur élimination permettrait a fortiori d'améliorer les taux de réussite des FIV, les embryons implantés étant effectivement viables.

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Sources : APA 01/07/2005