Dans le cadre du projet Eureka Vascucharge, des chercheurs autrichiens et slovènes ont prolongé la durée de vie de vaisseaux sanguins synthétiques de quelques mois à plusieurs années.
L'utilisation de vaisseaux sanguins synthétiques, implantés en lieu et place d'artères rompues ou fragilisées, est source de complications : thrombose, problème de coagulation, obturation des vaisseaux, infections… Des problèmes consécutifs à l'adsorption de cellules et de protéines par l'implant ou à la coagulation de sang à sa surface. Ainsi, chez près de 10% des patients, il est nécessaire de changer l'implant après seulement quelques mois.
Soucieux de résoudre ces problèmes, les chercheurs du projet Vascucharge ont étudié les mécanismes d'adsorption de protéines et observé l'influence de la charge des surfaces, de l'énergie de surface ou de l'accumulation de substances bioactives sur ces dernières. Les effets de la structure du polymère constitutif de l'implant et de ses revêtements à base d'héparine et de collagène ont également été décryptés, grâce à un appareil construit pour l'occasion. L'appareillage, en voie de commercialisation, mesure les propriétés de surface d'un matériau et quantifie les phénomènes d'adsorption correspondants.
Des matériaux aux propriétés thrombolytiques ou fibrinolytiques ont finalement pu être repérés. Les implants les utilisant comme revêtements provoqueront moins de complications, réduiront les souffrances des patients, leur éviteront de nouvelles opérations et génèreront en conséquence des économies substantielles, de l'ordre de 7000 euros par patient.