Dans le cadre d'un projet européen, des médecins viennois identifient les marqueurs moléculaires permettant un diagnostic précoce du cancer de l'ovaire. De fait, le taux de mortalité des patientes atteintes d'un cancer de l'ovaire reste élevé parce que la tumeur n'est souvent repérée qu'à un stade avancé.
Au cours d'un premier projet, financé par le Fonds de soutien à la recherche fondamentale (FWF), Michael Krainer et Robert Zeilinger avaient isolé 22 gènes de la section 8p22 du chromosome 8 dont l'activité était modifiée dans les cellules extraites de tumeurs de l'ovaire ou dans les lignées de cellules cancéreuses en dérivant. Ils ont ensuite remarqué que cinq de ces gènes ne sont que très faiblement exprimés, car méthylés : N33, EFA6R, FLJ32642, MTSG1 et PCM1. Leurs derniers travaux viennent de montrer que l'activité de deux d'entre eux, N33 et EFA6R, est corrélée à l'évolution de la maladie. Ainsi, déterminer l'activité des gènes N33 et EFA6R chez une patiente permet de savoir si cette patiente est sur le point ou en train de développer un cancer de l'ovaire, et ce bien avant que les premiers signes cliniques ne se manifestent.
Le projet européen, impliquant six pays, les amènera à confirmer ces résultats et à identifier d'autres marqueurs moléculaires du cancer de l'ovaire.