Les nanoparticules mises au point par Irena Paschkunova-Martic amélioreront sensiblement la qualité des tomographies de vaisseaux sanguins et les images plus précises fournies amélioreront à leur tour la qualité du diagnostic, pour les patients aux artères coronaires endommagées ou atteints de maladies cardiovasculaires.
Une fois injectées dans le sang, les nanoparticules élaborées s'accrochent aux parois des vaisseaux car elles renferment une lectine, protéine dont les récepteurs sont situés sur l'endothélium, c'est-à-dire sur la paroi intérieure des vaisseaux. Elles contiennent par ailleurs un polymère portant du gadolinium. Or cette dernière substance, utilisée comme produit de contraste, peut être visualisée par tomographie à résonance magnétique. Les contours des vaisseaux apparaissent alors.
La méthode d'imagerie développée par l'Institut de chimie anorganique de l'Université de Vienne fournit donc une image statique des parois des vaisseaux, tandis que les procédés actuels, qui utilisent comme produit de contraste du gadolinium en solution dans le sang, donnent une image dynamique des flux de sang à travers le corps.
Irena Paschkunova-Martic souhaite maintenant modifier la lectine pour qu'elle ne s'accroche plus qu'aux parois des vaisseaux des tissus cancéreux, ce qui permettrait de les visualiser puis de transporter jusqu'à eux des médicaments anticancéreux ou anti-angiogéniques.
Paul Debagge, de l'Institut d'anatomie, d'histologie et d'embryologie de l'Université d'Innsbruck, et Werner Jaschke, de l'Université de médecine d'Innsbruck, ont également participé à l'élaboration et à la caractérisation structurelle des nanoparticules.