L'implication des kinases RAF (A-RAF, B-RAF ou C-RAF) dans l'apparition de certains cancers se confirme. En effet, des kinases C-RAF mutées ont été repérées chez des patients atteints de leucémies myéloïdes aiguës associées à une thérapie. Ces kinases S427G-C-RAF et I448V-C-RAF, anormalement actives, prolongent significativement la durée de vie des cellules au patrimoine génétique muté, en empêchant leur apoptose. Elles peuvent ainsi engendrer des cancers, ou -du moins- prédisposer à l'apparition de cancers.
Notons déjà que, là encore, les modifications oncogéniques, innées ou acquises, ont touché des gènes de signalisation, censés contrôler la division ou la mort des cellules.
Mais cet oncogène a une particularité, celle de pouvoir être réprimé. Des petits inhibiteurs des kinases C-RAF sont actuellement testés en clinique et pourraient servir au traitement des patients présentant des cellules aux gènes C-RAF mutés.