Une équipe austro-germano-suisse a démontré que les protéines Homer1 contribuent au traitement des signaux de la douleur par la moelle épinière : des substances chimiques modifiant l'activité d'Homer1 pourraient affecter notre perception de la douleur, du moins pour les douleurs chroniques provoquées par des inflammations.
En effet, les signaux de douleur résultant d'inflammations ne sont perçues par l'individu que s'ils sont retravaillés et transmis par la moelle épinière. Pour ce faire, le neurotransmetteur glutamate se lie à ses récepteurs, à la surface des cellules de la moelle. Puis les protéines Homer 1b/c interviennent en se liant à ces mêmes récepteurs du glutamate, cette fois-ci à l'intérieur de la cellule : le signal peut alors être traité.
Inversement, le variant d'épissage Homer 1a empêche son traitement en découplant les récepteurs du glutamate de leurs médiateurs intracellulaires. Homer 1a atténue la mobilisation du calcium, réduit l'activation des kinases MAP et limite les contacts synaptiques de la cellule avec les neurones traitant les signaux de la douleur. La douleur ressentie par le patient en est significativement atténuée.