Le physicien Wladyslaw Szymanski développe un instrument permettant de détecter les nanoaérosols, particules en suspension dans l'air d'une taille inférieure à 100 nm. L'outil suppléera aux manques des méthodes de diffusion laser actuelles, qui se contentent de repérer les aérosols de grand diamètre, tels que les bactéries, les spores bactériennes ou les grains de pollen.
Son principe de fonctionnement ? Charger électriquement les particules avant de les mesurer par le biais de technologies électrostatiques, en étudiant leurs déplacements dans un champ électrique. Une méthode, baptisée PDMA ('Parallel Differential Mobility Analyzer'), déjà objet d'une demande de brevet.
Ses développeurs, à savoir Wladyslaw Szymanski (de l'Institut de physique expérimentale, www.exp.univie.ac.at), Günter Allmaier (de l'Institut de technologie et d'analyse chimiques, www.cta.tuwien.ac.at) et Georg Reischl (de l'Institut de physique expérimentale), l'appliquent à l'identification des biopolymères et des virus. En 2000, ils avaient pu étudier le comportement et les modifications structurelles de rhinovirus humains, dans l'air, et ce sans détruire les virus, la méthode PDMA étant non invasive. Ils étudient maintenant l'effet des immunoglobulines sur les virus aéroportés, en collaboration avec Dieter Blaas (des laboratoires Max Perutz, www.mfpl.ac.at) et Christian Laschober (de l'Institut de physique expérimentale).