Le Département de biochimie de l'Université de Vienne confirme que les plantes actuelles dérivent d'un ancêtre commun, une "Ève des végétaux".
Selon l'hypothèse de l'endosymbiose, les cellules végétales seraient nées de l'union mutuellement bénéfique d'un animal unicellulaire et d'une cyanobactérie. La cyanobactérie (ou algue bleue) se serait installée à l'intérieur de la cellule et lui aurait conféré sa capacité à transformer l'énergie lumineuse en énergie chimique par photosynthèse. Les chloroplastes, organites en charge de la photosynthèse, seraient les restes de ces bactéries endosymbiontes, tout comme les mitochondries, centrales énergétiques des cellules animales, seraient les restes d'autres bactéries ayant pénétré d'autres cellules primitives.
Cette hypothèse est largement admise, à ceci près que le processus d'endosymbiose a pu servir plusieurs fois, à des époques et en des lieux différents. Les végétaux auraient alors différents ancêtres, tous nés de l'union d'algues bleues et de protozoaires, mais nés indépendamment les uns des autres.
Pour trancher, Wolfgang Löffelhardt et ses collaborateurs ont examiné le matériel génétique de Cyanophora Paradoxa, cyanobactérie primitive passant pour être un fossile vivant. Leur étude de quelques 140 gènes indique que les plantes sont monophylétiques.