La société de recherche Ludwig Boltzmann s'est dotée d'un Institut d'évaluation des technologies médicales, le 'Ludwig Boltzmann Institut Health Technology Assessment'.
L'Institut sera dirigé par la spécialiste des sciences de la communication Claudia Wild, ex-chercheuse de l'Institut d'évaluation des conséquences de la technologie (ITA, Institut für Technikfolgenabschätzung). Il sera financé à 60% par sa société-mère, le budget restant émanant de partenaires tels que le Ministère de la santé et des femmes, les caisses d'assurance maladie KAGES et TILAK, ou la Caisse générale d'assurance contre les accidents AUVA.
Le LBI-HTA étudiera l'impact réel des nouvelles technologies médicales : médicaments, méthodes d'intervention chirurgicale, procédés de diagnostic... De fait, sur les 300 à 400 médicaments introduits chaque année sur le marché, seuls une vingtaine sont véritablement innovants : les autres ne sont bien souvent que des analogues de médicaments existants, analogues pourtant vendus à prix d'or car fraîchement brevetés. C'est pourquoi l'institut veut examiner leurs effets réels et estimer leurs bienfaits, tant pour l'individu traité que pour la société dans son ensemble. Car c'est à cette dernière de faire des choix de santé publique, pour allouer au mieux des ressources limitées, en remboursant ou non telle ou telle méthode thérapeutique.
L'Institut étudiera le catalogue des pratiques remboursées par le Ministère de la santé, à la demande de ce dernier. Il déterminera également quels sont les actes médicaux qui gagneraient à être pratiqués par les médecins de ville, et non plus à l'hôpital, cette fois-ci pour le compte de la TILAK.