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Les molécules anti-sens contre le mélanome

Hubert Pehamberger et Burkhard Jansen, médecins-chercheurs de l'Hôpital général de Vienne, ont développé une méthode innovante de traitement des mélanomes en combinant chimiothérapie et traitement par molécules anti-sens (cf. BE Autriche N°3), méthode qui s'avère efficace.

La molécule administrée est un ARN composé de 18 bases et dirigé contre le facteur de survie Bcl-2, facteur responsable de la résistance des cellules tumorales à la chimiothérapie. L'ARN, anti-sens, se lie à la séquence d'ARN messager lui correspondant, c'est-à-dire à la séquence codant Bcl-2, pour former un ARN double-brin : l'ARNm ne peut plus être traduit en protéines et est éliminé sans avoir donné naissance à la protéine Bcl-2.

L'étude clinique de phase III, portant sur 771 patients atteints d'un mélanome avancé, a comparé les effets d'un traitement classique à la dacarbizine (DTIC) à ceux du traitement combiné dacarbizine/molécules anti-sens. La durée moyenne de survie s'est élevée de 7,8 à 9 mois, le nombre de patients répondant à la chimiothérapie de 7,5 à 13,5%. Des résultats positifs, étant entendu que le mélanome, bénin s'il est rapidement identifié, est difficilement curable à un stade avancé : 300 personnes en meurent chaque année en Autriche.

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