Reconstituer un organe ou un tissu, défectueux ou manquant, à partir de cultures de cellules : tel est le rêve de la médecine régénérative. Un rêve possible à condition de disposer de cellules adaptées, pluripotentes ou bien susceptibles de se dédifférencier avant redifférenciation. Les cellules souches, embryonnaires ou somatiques, constituent de bonnes candidates, mais l'obtention de cellules souches embryonnaires (et plus particulièrement leur obtention par clonage thérapeutique) soulève des questions éthiques. Par ailleurs, l'extraction de cellules souches somatiques est délicate et les cellules obtenues ne sont que rarement pluripotentes, c'est-à-dire capables de se transformer aussi bien en cellules nerveuses (pour le traitement des maladies d'Alzheimer et de Parkinson) qu'en cellules pancréatiques (pour le traitement du diabète) ou du myocarde (pour la régénération du cœur après un accident cardiovasculaire).
La loi sur la procréation médicalement assistée FMedG interdit toute manipulation des embryons humains et de leurs cellules à des fins autres que reproductives. Ainsi, les rares groupes de recherche à s'intéresser aux cellules souches embryonnaires le font indirectement, en étudiant les mécanismes de l'embryogenèse et de la différenciation chez l'animal, en particulier chez la drosophile, l'anémone et le ver plat. Inversement, les recherches sur les cellules souches adultes sont nombreuses et déjà appliquées : la médecine régénérative constitue le cœur de métier de plusieurs start ups et l'un des points forts de la technopole de Krems et de l'Université d'Innsbruck.
NB : Les coordonnées des institutions et des spécialistes des cellules souches cités sont disponibles en annexe, au numéro indiqué entre crochets.