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Histoire de
l’Ambassade de France à Vienne Geschichte des französischen Botschaft in Wien |
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L'Ambassade de France à Vienne : Commencé avec l’éclatante réussite de l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, le XXe siècle doit être pour la France de la IIIe République l’occasion d’affirmer puissance et rayonnement. Dans cette optique, la décision politique de construire une ambassade modèle, symbole de la grandeur française à la hauteur du puissant Empire d’Autriche-Hongrie est prise en 1900. En 1904, la ville de Vienne délivre le permis de construire sur le terrain acquis Schwarzenbergplatz, débutent alors les travaux de construction. Cette année, l’Ambassade fêtera son centenaire, occasion propice pour restituer l’histoire d’un superbe et unique exemple de l’Art Nouveau français. La construction fut confiée au jeune et brillant Prix de Rome Georges Paul Chedanne, célèbre pour avoir construit les Galeries Lafayette, de grands hôtels prestigieux à Lyon et Monte-Carlo et surtout l’Elysée Palace, actuel siège du Crédit Commercial de France sur les Champs Elysées. Malgré une légende tenace, les plans - plusieurs fois remaniés - ne furent jamais destinés à Constantinople, où la France possédait depuis longtemps un beau palais, mais bien à Vienne. Belles dimensions (6500 m2), riches décors extérieurs et intérieurs, escalier monumental confié à Majorelle, tout fut conçu pour exalter la relation entre la France républicaine et le grand empire austro-hongrois d’alors. Chedanne s’entourera des meilleurs représentants de l’Art Nouveau français : ses amis Gasq et Sicard tous deux Prix de Rome réalisèrent les deux médaillons de la façade symbolisant l’amitié franco-autrichienne, Hippolyte Lefèbvre l’allégorie de la République sur la cour d’honneur, le tout avec l’aide de la Maison Christofle. Binet, Dubois et Vernon élaborèrent les stucs raffinés des deux rotondes intérieures représentants les beaux-arts et les saisons. A l’honneur aussi l’Ecole de Nancy représentée par Majorelle qui réalisa l’enroulement spectaculaire du grand escalier, les balcons dorés à l’or fin, des boiseries intérieures. Si le Mobilier national apporta de belles pièces classiques, en particulier la série de quatre grandes tapisseries des Gobelins dites " tentures des Indes " (fin XVIIe siècle), beaucoup de choses furent conçues sur des modèles uniques avec les meilleurs artistes et artisans de France mais aussi d’Autriche : vaisselle et objets de Sèvres, cristaux et lustres de la Maison Gagneau et Daum, glaces de Saint-Gobain, mobilier et tissus spécialement dessinés par le grand décorateur parisien Tony Selmersheim. Des entreprises autrichiennes de qualité contribuèrent aussi à la construction : escalier de pierre, ascenseur (Füglister), une partie des ferronneries réalisées sur des dessins français (entreprise Gillar). Après 1918, l’Ambassade vécut au gré des aléas de la nouvelle Autriche avec des crédits restreints et un mobilier jamais totalement complété. Presque abandonnée en 1945, elle subit de nombreuses mutilations dues, non pas aux guerres mais à "la modernisation" : pièces de réception du premier étage coupées en deux par la hauteur (grande salle à manger), transformées en bureaux à partir de 1946, puis, après 1956, destruction systématique du foisonnant décor rococo 1900 dans les grands salons restants au " profit " de murs plats et anonymes : les crémones de Paul Gasq sont les derniers souvenirs du décor d’origine! Amorcée depuis 1990 la restauration est importante : façades, balcons, restitution d’une partie du mobilier de Selmersheim et de Maple. Révélateur du débat sur l’Art Nouveau, le retour de la commande spéciale de douze tableaux passée à André Devambez en 1910 sur la vie et les inventions modernes : le métro, l’aéroplane, le téléphone, le cinématographe mettant en valeur pour la plupart de jeunes et jolies femmes. Jugés scandaleux et inadaptés par l’administration française et l’ambassadeur Crozier en 1912, ces tableaux jamais accrochés furent renvoyés en France, ils ne retrouveront leur place originelle qu’en 1990… et au complet. Cette année, avec l’aide du service du patrimoine et des archives du Ministère des Affaires étrangères, grâce aux prêts de tableaux du début du XXe siècle, du Fond National d’Art Contemporain, un pas de plus sera franchi pour tenter de retrouver l’esprit de l’Art Nouveau français exporté au pays du Jugendstil viennois.
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Die französische Botschaft in Wien: Nach dem überwältigenden Erfolg der Pariser Weltausstellung von 1900 sollte das 20. Jahrhundert Frankreich unter der III. Republik Gelegenheit bieten, Macht und Einfluß zu demonstrieren.
Beeindruckende
Dimensionen (6500 m2), üppige Außen-und Innendekorationen, eine
Monumentaltreppe von Majorelle, alles das wurde aufgeboten, um den
Beziehungen zwischen dem republikanischen Frankreich und der großen
k.und k. Monarchie Österreich-Ungarn einen würdigen Rahmen zu geben.
Der Architekt Chedanne umgab sich mit den hervorragensten Hippolyte
Lefèbvre schuf die allegorische Darstellung der Republik an der Fassade
des Ehrenhofs mit Unterstützung Aus
dem nationalen Mobilienarchiv wurden sehr schöne klassische Stücke
bereit gestellt, vor allem vier große Wandteppiche, die sogennannten
"indischen" Gobelins (Ende 17. Jhdt.). Zahlreiche
Ausstattungsgegenstände wurden nach Vorlage von
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